1974 Dolly Parton – I Will Always Love You
Je vais rendre hommage à l'une des reines de la country en vous proposant l'un de ses titres mythiques : « I Will Always Love You ».
La chanson est enregistrée pour une première fois en 1974. Contrairement aux idées reçues, ce texte n'est pas né d'une rupture amoureuse. Dolly Parton l'écrit pour annoncer son départ professionnel à son partenaire de longue date et mentor, Porter Wagoner. C'est une déclaration d'indépendance empreinte d'un profond respect.
La version de Linda Ronstadt, l'année suivante est moins connue du grand public aujourd'hui, mais j'aime bien son interprétation douce et légèrement rock.
Évidemment, la reprise de Whitney Houston enregistrée pour le film The Bodyguard en 1992 transforme la ballade intime de Dolly en une performance vocale R&B monumentale. C'est cette version qui a propulsé le titre au sommet des charts à travers le monde. La petite histoire raconte que c'est Kevin Costner lui-même qui a suggéré cette chanson à Whitney, après avoir découvert la version de Linda Ronstadt. C'est lui aussi qui a insisté pour garder la célèbre introduction a cappella, malgré les hésitations des producteurs qui craignaient que les radios ne la diffusent pas. La légende dit même que Dolly Parton a failli avoir un accident de voiture sous le choc la première fois qu'elle a entendu la voix de Whitney chanter son morceau à la radio !
Depuis 1992, la chanson a été interprétée sous tous les tempos. Je vous laisse donc découvrir les versions de Pam Hall, du Axel Boys Quartet ou encore celle des Scary Pockets.
Bien sûr, la version de Dick Rivers sortie en 1978, « Je m'en vais sans vous », est la seule que je connaisse en langue française. Elle colle parfaitement au répertoire de Dick et se veut la suite logique de « Faire un pont ».
Dolly Parton nous a quittés, mais en écrivant ce titre, elle restera toujours dans nos cœurs.
Cette année, j'ai choisi ma chanson de Noël ! Ce sera "Go Tell It On The Mountain".
Née au début des années 1900, elle est enregistrée pour la première fois en 1942 par Dorothy Maynor. Le titre s'installe rapidement comme un incontournable du répertoire des Negro Spirituals, interprété par les plus grands comme Mahalia Jackson ou le Golden Gate Quartet.
Dans les années 60, la chanson se modernise sous les voix de Bobby Darin, Peter Paul and Mary, Frank Sinatra ou encore Simon & Garfunkel. Depuis, ce classique s'impose régulièrement dans les albums de Noël des artistes du monde entier.
En France, c'est l'inoubliable Marie Laforêt qui adapte le titre en 1964 sous le nom de "Viens sur la montagne".
Voici un large échantillon de ce standard à travers les âges. Je vous laisse choisir votre époque et votre interprète préféré... pour ma part, j'ai un faible pour la version de Sheryl Crow.

"Both Sides Now", est composée par Joni Mitchell, elle explore l'idée que la compréhension de la vie change avec le temps, tout comme notre vision du monde. Un peu dans le sens de la chanson "Maintenant Je sais" par Jean Gabin.
Cependant, Judy Collins fut celle qui porta la chanson au sommet des Charts. Sa voix claire et cristalline, associée à une interprétation sensible, a contribué à faire de cette chanson un standard de la musique folk.
En France, ce n'est pas étonnant de retrouver dans les voix de Nana Mouskouri et Marie Laforet une adaptation de la chanson. Marie sort en 1968 "Je N'ai Rien Appris", Nana reprend la chanson en 1969.
Cette même année, au Canada, Renée Martel chante une autre adaptation du titre "La vie l'amour et moi".
"Both Sides Now" est un incontournable de la chanson Américaine, il existe plusieurs centaines de reprises, et surtout de grands noms au fil des années chantèrent ce titre, en voici quelques exemples :
Kenny Rogers et Dolly Parton ont marqué les années 80 avec leur duo emblématique, "Island in the Stream". Cette ballade romantique composée par les frères Gibb, sortie en 1983, est rapidement devenue un classique.
Le titre de la chanson évoque une île au milieu du courant, où l'on peut s'isoler du monde. Un couple, uni par un amour profond, se réfugie sur cette île imaginaire pour échapper aux tumultes de la vie quotidienne.
L'adaptation en français est interprétée par une... Suissesse !
Carol Rich chanteuse qui a gravité au sein du cercle d'Alain Morisod, est accompagnée par Erick Bamy Choriste et ami de Johnny Hallyday. Le titre de l'adaptation est une "Ile au Soleil". C'est plus sympa que "l'ile au milieu du courant", même si ce titre était déjà pris par une autre chanson.
Revoilà Kenny Rogers...
"Sweet Music Man" fut composé tout d'abord pour Anne Murray. Cependant c'est la version de Kenny Rogers qui aura du succès l'année suivante. A tel point que Johnny Hallyday décide de l'adapter. Cela donne "Revoilà ma solitude".
En 1979 Nana Mouskouri tente en 45t "Finis ta chanson sans Moi", mais "Vivre au soleil" aura la faveur du public ... dans mon souvenir !
La chanteuse Cheryl Ladd sera quasiment inconnue pour le plus grand nombre. Son nom pourtant parle, voici un autre indice : Kris Munroe.
Toujours pas ? Lors de la seconde saison des "Drôles de Dames" en 1977, Cheryl Ladd remplace Farrah Fawcett. Dans la série, elle est sa petite sœur qui rejoint l'agence de Charlie et ses anges.
En 1978, surfant sur son succès, elle sort un premier album dans lequel nous trouvons une belle reprise de "Walking in the Rain" des Ronettes. L'année suivante, sur le second album "Dance Forever", nous trouvons le titre "You're The Only One I Ever Needed".
Cette même année, l'album "Hollywood" de Johnny Hallyday sort. Évidemment, les deux premiers titres de cet album trustent nos souvenirs. Il faut pousser jusqu'à la troisième piste pour écouter "Tu N'es Pas La Seule Fille Au Monde".
Les paroles de Michel Mallory, à l'opposé du titre original, ne sont probablement pas une simple coïncidence : le couple Johnny et Sylvie acte sa fin définitive peu de temps après cet album. La chanson sonne donc comme un règlement de compte : "...tu n'es pas la seule fille blonde... tu n'es pas la seule à me plaire...".
En 1980, Miss Poumon Dolly reprend dynamiquement ce titre.
Pour revenir à Cheryl Ladd, quelques mois après son album, elle enregistre un 45t pour le marché japonais, un petit disco très sympathique à écouter : "Where Is Someone To Love Me". S'il y a des amateurs, l'écoute est ICI.
Bon Dimanche à toutes et tous.
Comme tant d'autres, la légende est immortelle, ... mais pas le bonhomme enfermé dans un corps de 87 ans.
Jerry Lee Lewis, à l'heure de nos communications galopantes et sans frontières brisant nombre d'individus sur une rumeur fondée ou pas, aurait mis en cendre sa carrière aussi rapidement qu'il mit le feu à son piano, un soir de l'année 1958.
En 2022, pouvons nous encore rendre hommage à cet artiste ?
A 22 ans alors qu'il est encore marié, il épouse sa cousine âgée tout au plus de 13 ans. Il aura en tout, 7 épouses dont deux qui décéderont dans des circonstances floues. Il est reconnu violent, alcoolique, drogué et très probablement raciste... Nul doute que ses retrouvailles avec Chuck Berry soient hautes en couleurs !
Dans le contexte actuel, il aurait probablement fini ses jours en prison tel le déjanté Phil Spector. Lorsque son biographe, Rick Bragg, en 2014, commence une première question ainsi "est-il vrai que ...", Jerry Lee Lewis le coupe et répond "OUI", apportant ainsi réponse à toutes les interrogations du même acabit. Cela résume le bonhomme : Il est ce qu'il est, quand il veut, tout en ignorant les autres.
Ma propre expérience du "Killer" est également mitigée. A la fin des années 90, muni d'un précieux sésame depuis plusieurs semaines je me rend à l'un de ses concerts. Après 40 mn, Jerry Lee Lewis s'en va ! Je lirai par la suite, que durant les solos de ces musiciens, il "négociait" une rallonge de son cachet en menaçant de partir... ce qu'il fit ! Il ne risquait pas de recevoir les sièges sur la figure nous étions dans un théâtre antique avec des bancs de pierre. Ce fut tout de même 40 minutes mémorables !
Donc, restons sur sa musique ! à propos de laquelle Bruce Springsteen dit un jour :
"Il ne joue pas du Rock'n'Roll, il est le Rock'n'Roll !"
"Great Balls of Fire" est par essence son titre emblématique. Provocateur, Rythmé, Gloire et Déchéance...Jerry Lee Lewis résumera cette chanson ainsi : "Il y avait autant de zéros sur mes chèques que de notes "F" sur mon bulletin scolaire."
Elle sort en 1957 juste après son premier hit "Whole Lotta Shakin' Goin' On" une reprise de Big Maybelle. Quelques verres permettent à Jerry Lee de "sentir" cette chanson qui l'enverra en enfer, de son propre aveu à l'époque. La promotion du film "Big Jamboree" pour lequel la chanson apparait à son générique sera un véritable tremplin vers le succès.
65 ans après sa sortie, le son original demeure inimitable, et les reprises sonnent bien pales. Il est encore plus difficile de se rappeler les tentatives d'adaptations du titre.
- En 1961 Dany Logan et ses Pirates comptent sur l'insouciance et la fougue de leur jeunesse pour adapter la chanson. Cependant ils reconnaissent volontiers à Jerry Lee "Tu Mets Le Feu".
- En 1965 c'est Eddy Mitchell qui compte sur sa maturité et des musiciens à la hauteur de son ambition, qui chante "J'ai tout mon temps".
Nul doute que le RIP traditionnel, ne soit pas adapté à Jerry Lee. Le ciel devrait être moins calme dans les prochains jours, et un nouvel album du Million Dollar Quartet pourrait être ainsi déposé dans nos petits souliers le 25 décembre.
C'est toujours avec gourmandise, lorsque je prépare une publication avec ces deux chanteuses à la carrière longue comme une histoire sans fin.
Nous sommes en 1979, et Nana Mouskouri sort son 45t "C'est mon histoire" qui sera très vite occulté dans nos souvenirs musicaux par le 45t suivant "Vivre au soleil" et "Finis ta chanson sans moi". Je vous parlerai de celui-ci dans les prochains jours.
Au pays des Caribous, la chanson n'échappera pas à la voix de Renée Martel pour un joli copié-collé.
Cette chanson est une reprise de la "Miss Poumons" du Country. Dolly Parton sort en 1978 son album "Heartbreaker" qui contient la chanson "Nickels And Dimes". Pour les plus gourmands, l'année 1978 est celle ou Dolly Parton fera la couverture en Bunny dans le Magazine Playboy. Elle remettra la tenue pour l'année de ces 75 ans... alors que le magazine a arrêté ses publications papiers quelques mois plus tôt en 2020.
A vous de chercher les photos !
Puisque nous parlons de magazine disparu, j'ai constaté depuis quelques temps l'effacement du Blog de MimiMusic. Ses souvenirs musicaux manquent, c'est dommage !
Buck Owens ne voulant pas laisser ces filles toutes seules sortira sa version en 1980 qui sera uniquement sur une face B d'un 45t aux USA.
Bref du beau monde pour une belle histoire !
La date du jour, m'oblige à ouvrir cette liste avec "Nous les Amoureux", la chanson qui permit à Jean-Claude Pascal de remporter l'Eurovision pour le Luxembourg en 1961. Avec un peu de malice le parolier du titre raconte un amour interdit en bien des lieux au début de ces années 60.
Je vous laisse découvrir la suite de la sélection, en souhaitant que celle-ci remporte vos suffrages comme les deux précédentes.
Bon Dimanche.