En 1958, Neil Sedaka n'est pas encore la star internationale que l'on connaît. Il forme alors un duo de compositeurs avec son ami d'enfance, Howard Greenfield. À l'époque, ils cherchent désespérément à placer leurs chansons auprès d'artistes établis.
Connie Francis est alors la "reine de la pop" aux États-Unis, mais elle cherche un nouveau souffle après le succès de Who's Sorry Now?. Sedaka et Greenfield se rendent chez elle pour lui proposer des ballades romantiques. Ils lui jouent plusieurs morceaux au piano, mais Connie s'ennuie fermement ; elle les trouve trop "propres" et pas assez percutants. C'est à ce moment que Neil Sedaka, un peu dépité, décide de jouer un titre qu'il avait écrit pour un groupe de Doo-wop : un morceau beaucoup plus rythmé et léger intitulé "Stupid Cupid".
Sortie à l'été 1958, la version de Connie Francis devient un immense succès :
- Elle atteint le Top 15 aux États-Unis.
- Elle se classe Numéro 1 au Royaume-Uni pendant six semaines.
- Elle propulse la carrière de Neil Sedaka en tant qu'auteur "bancable", lui permettant de lancer sa propre carrière de chanteur peu de temps après. Il enregistrera d'ailleurs sa propre version de "Stupid Cupid" l'année suivante sur son premier album.
Pendant ce temps, en France, le Rock n'en est qu'à ses balbutiements. Les pionniers s'appellent Mac Kac, Magali Noël, Henri "Salvador" Cording, Jacques Hélian ou encore Peb Roc. Cette année-là, quelques jeunes hommes tels que Claude Piron, Danyel Gérard, Gabriel Dalar ou Richard Anthony donnent un coup de fouet au genre.
C'est ainsi qu'en 1958, Richard Anthony adapte le tube de Connie... mais avec des paroles totalement différentes. La chanson devient "Betty Baby". Richard avait déjà cette oreille absolue pour repérer quel titre américain ferait un carton dans l'Hexagone ; "Betty Baby" fut son tout premier galop d'essai dans cet exercice.
Enfin selon mes connaissances, en 1966, Chantal Vallee chante "tu me plais". Cependant cette version est resté réservé aux grands espaces Canadiens. Au fil du temps, plusieurs versions ont retenu mon attention. Aujourd'hui, je vous conseille tout particulièrement celle de Robert Palmer, enregistrée en 2003.


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