En 1965, Ray Davies compose ce qu’il pressent comme un futur tube pour les Kinks. Pourtant, la démo de "I Go To Sleep" ne convainc pas le groupe. À cette époque, les Kinks sont en pleine explosion "Rock & Roll" et "Garage" ; ils enchaînent les succès rocks comme You Really Got Me ou All Day and All of the Night. Pour Ray Davies, cette ballade mélancolique au piano semble alors plus adaptée à d'autres interprètes.
Parmi eux, les Applejacks. Originaires de Birmingham, ils se distinguent par la présence de Megan Davies à la basse, un véritable atout visuel pour les émissions de télévision des années 60, telles que Ready Steady Go!. Cependant, leur version de "I Go To Sleep" est un échec commercial. En cette année 1965, la chanson semble frappée d'une malédiction : plusieurs artistes de renom, comme Peggy Lee ou Cher, s'y essaient sans parvenir à l'imposer.
En France, deux adaptations sortent à la même époque, mais restent confidentielles :
- Claude Righi sort dès 1965 "On n'y peut rien". Davantage parolier que chanteur, cela se ressent malheureusement à l'écoute.
- Virginie s'y attaque l'année suivante avec "Tu crois toujours", sans plus de succès.
Fort heureusement, la chanson connaît une seconde vie dans les années 80. Chrissie Hynde (Pretenders) ayant déjà repris déjà un titre de Ray Davies : Stop Your Sobbing, sous son impulsion, la "chanson maudite" devient enfin un hit international.
Dans la foulée, une troisième adaptation française voit le jour : Julie Pietri nous offre "Et c'est comme si" en 1982. Enfin, en 1997, Carole Laure revient à l'essence même du titre avec "Dormir".
En espérant que cette sélection musicale vous permette, paradoxalement, de rester éveillé !

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