Affichage des articles dont le libellé est Marianne Faithfull. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marianne Faithfull. Afficher tous les articles

01 juin 2026

Ballade Irlandaise, Ecossaise ou Folk ?

De l'Écosse à Renaud : l'incroyable voyage de "La Ballade nord-irlandaise".

Voici un nouvel article qui devrait ravir les fans de Renaud : je m'attaque aujourd'hui à l'une de ses chansons qui m'échappait jusqu'alors et qui prolonge mon escapade Irlandaise. Je vous propose de nous plonger dans l'histoire fascinante de "La Ballade nord-irlandaise".

Tout commence au cœur de l'Écosse. En effet, la version la plus ancienne de ce récit remonte aux années 1600. À l'origine, elle s'intitule "Waly, Waly", une exclamation écossaise archaïque exprimant la déception, l'équivalent de notre « Hélas ! ». Cette complainte est souvent liée à une ballade plus longue, « Jamie Douglas », qui relate l'histoire vraie d'un divorce tragique en 1681, suite à de fausses accusations d'infidélité.

Au milieu du XXe siècle, Tom Glazer offre à la chanson les bases d'un véritable hymne folk en la transformant en "The Water Is Wide". Cette version, devenue un standard, sera popularisée par des figures légendaires telles que Pete Seeger, le Kingston Trio, Joan Baez ou encore Bob Dylan.

Pourtant, l'histoire ne s'arrête pas là. La mélodie subit une mutation profonde en devenant un chant nationaliste irlandais. Sous le titre "The Dying Rebel", elle raconte les derniers instants d'un rebelle mourant lors de l'Insurrection de Pâques 1916, à Dublin. La complainte amoureuse devient alors un cri de résistance.

Parallèlement, la thématique de la fragilité de l'amour continue d'inspirer les artistes, notamment Marianne Faithfull avec sa version intitulée "Cockleshells" (Coquilles de noix). Les paroles y sont poignantes : « Dois-je rester enchaînée tandis que tu es libre, dois-je aimer un homme qui ne m'aime pas ? ». Les coquillages symbolisent ici la vulnérabilité des sentiments. Probablement inspiré de sa propre histoire, elle divorce en 1966 de son premier époux pour vivre sa relation avec Mick Jagger.

Si la version de Renaud reste gravée dans nos mémoires, c'est parce qu'il a su s'approprier cette mélodie séculaire pour en faire un plaidoyer humaniste. Renaud écrit ses propres paroles pour dénoncer la violence en Irlande du Nord. Plus récemment, Nolwenn Leroy a également repris ce thème en 2014 dans l'album La Bande à Renaud.

Mais saviez-vous que bien avant lui, dès 1966, Graeme Allwright chantait déjà cette mélodie sous le titre "La mer est immense" ?

En bateau pour quelques extraits...

1991 Renaud – La Ballade Nord-Irlandaise

1991 Renaud – La Ballade Nord-Irlandaise

06 mars 2026

La Chanson de Marianne.

La chanson que je vous présente aujourd'hui est "The Sha La La Song" par Marianne Faithfull.

Le titre sort en 1965 sur son deuxième album studio, simplement intitulé Marianne Faithfull. À cette époque, elle est l'icône absolue du "Swinging London", portée par son image de jeune fille pure à la voix éthérée. C'était l'époque précédant son idylle avec Mick Jagger et sa rencontre avec la "poudre blanche", qui finiront par l'écarter de la scène pour un temps.

Derrière un refrain apparemment léger se cache une réelle nostalgie : la chanson évoque un amour perdu et la manière dont une simple mélodie peut raviver des souvenirs douloureux. Avec le recul, ce texte semble presque prémonitoire.

En France, c'est Marie Laforêt qui s'est approprié le titre avec l'adaptation "À demain my darling". Cependant, l'orchestration reste un ton en dessous de la version originale. Quant à la version de 1969 interprétée par la Québécoise Renée Martel, elle peine, également, à égaler le charme de l'original.

Verdict : Pour cette fois, je vote des deux mains pour Marianne ! Et vous ?

1965 Marie Laforêt - À Demain My Darling

30 janvier 2025

So Long, Marianne

Triste journée, Marianne Faithfull nous a quittés. Les nombreux excès de sa vie tumultueuse ont fini par la rattraper, laissant derrière elle une empreinte indélébile sur le rock et la pop.

Le titre que j'ai choisi pour lui rendre hommage est "Can't You Hear My Heartbeat". Popularisé par les Herman's Hermits début 1965, Marianne Faithfull en proposa une version habitée quelques mois plus tard. Si c'est avec "The Ballad Of Lucy Jordan" au début des années 80 que j'ai réellement découvert sa voix, ce titre des années 60 garde tout son charme.

Côté français, cette chanson fut adaptée avec brio par Ria Bartok sous le titre "Je ne veux pas qu'il me quitte".

Marianne Faithfull - Can't You Hear My Heartbeat (1966)

Marianne Faithfull

02 décembre 2019

Calendrier de l'Avent Musical (Vers 2022)

Voilà bientôt le 25 décembre, avec son sempiternel lot de disques de chants de Noël qui remplissent les bacs des quelques disquaires existants...

Je suis le mouvement et propose quelques enregistrements adaptés à ce mois, tout en espérant sortir des enregistrements classiques. Toutefois, il est recommandé d'écouter un seul titre par jour... sinon c'est la crise de foie !

"Greensleeves" est  une chanson issue d'un chant traditionnel anglais. Quelques siècles plus tard  nous retrouvons le titre avec des paroles adaptées à la fête chrétienne. Le titre devient : "What Child Is This ?"

Pour ma part j'ai découvert lors de mes jeunes années, ce titre en regardant un western de 1962, "La Conquête de l'Ouest". La chanson de Debbie Reynolds "Home in the Meadow" sert de fil conducteur entre les différentes histoires du film.

La même année Richard Anthony s'inspire de cette version pour son adaptation "Loin". En version instrumentale, je glisse la version des Guitares du Diable que je préfère à celle des Champions.

En 2008, Maurane et Hélène Segara unissent leur voix pour une nouvelle version "D'ici".

Il existe plus de 1300 interprétations de ces titres, donc le choix proposé est très subjectif, je vous laisse apporter à travers les commentaires vos autres propositions.

Je rappelle également que la mélodie de cette chanson est la base musicale d' "Amsterdam" de Jacques Brel.