En 1990, Julio Iglesias ne résiste pas à l'envie d'enregistrer cette chanson de légende.
Ray Charles dans une mélodie plus classique enregistre également le titre, sa voix est du velours sur cette chanson. (1974)
Le titre que je vous propose ce jour, n'est pas si simple que cela. Cependant j'ai envie tout particulièrement en ces moments, de vous le (re)présenter.
1961 Ben E King enregistre son standard de légende "Stand By Me". Depuis, chaque année au moins un nouvel artiste reprend cette chanson. Nous pouvons dénombrer approximativement 350 versions à ce jour.
Donc certains d'entre-vous proposeront d'autres versions que celle du blog, je resterai attentif à celles-ci.
En France, le titre sera adapté à plusieurs reprises. En 1962, le mari de Jacqueline Boyer, François Lubiana attend avec impatience que "Vienne la nuit". Cette même année Rosy Armen, puis Dalida nous chantent "Tu croiras".
Quelques années plus tard, en 1975, un autre chanteur belge d'origine italienne Claude Michel dit à sa belle "Je m'ennuie de toi". Je pense que la version que je vous propose est un réenregistrement de 1987. Je compte notamment sur les lecteurs belges pour le confirmer.
En 1983 Johnny Hallyday propose "Reste ici", le titre restera inédit jusqu'à la sortie de son intégrale en forme de guitare. Toutefois il me semble que ce morceau était offert dans le programme de l'une de ses tournées en vinyl souple.
En 2008, Sylvie Vartan préfère l'enregistrer en Italien et choisit la version d'Adriano Celentano, "Preghero", alors que Rita Pavone chantait en 1970 "Stai Con me".
Je pense qu'il doit exister des versions "Made in Caribou", encore une fois les lecteurs outre-atlantique ou Pascal pourront compléter mes propositions. Face à l'ampleur de la tâche sur ce titre, vous trouverez dans les tags des versions proposées, les années de sortie.
À noter que pour la version de Playing for Change, je mets le lien vers la vidéo car le montage et l'orchestration sont sublimes... J'adore cette version ! Mais à vous de choisir...
On a coutume de ranger les Compagnons de la Chanson dans le rayon des souvenirs en noir et blanc, entre les chemises blanches impeccables et les harmonies vocales millimétrées. Pourtant, à y regarder de plus près, n'étaient-ils pas les infiltrés les plus audacieux de la scène Rock française ?
La véritable "Grande Escroquerie du Rock’n’Roll" ne s’est peut-être pas jouée à Londres avec les Sex Pistols, mais dans les studios français au milieu des années 70. En 1975, le Glitter Band, la machine de guerre rythmique derrière du sulfureux Gary Glitter, sort "People Like You, People Like Me". C’est du pur Glam Rock : une rythmique binaire lourde, une efficacité pop redoutable et une esthétique de l'excès.
Contre toute attente, c’est notre "French Group" national qui s’empare du titre en 1976. Sous la plume de Jean Broussolle, le morceau devient "S’il y en a pour deux".
Des Yardbirds au Glitter Band : Un flair infaillible, car ce n'était pas un coup d'essai. Les Compagnons avaient cette capacité presque insolente à "adapter" le Rock anglo-saxon pour le servir à la sauce française :
Si le Glam Rock était un retour aux sources du Rock épuré, direct, mais emballé dans des costumes extravagants, les Compagnons n'étaient finalement pas si éloignés du concept. Leur costume à eux, c'était l'uniformité parfaite ; leur "show", c'était une chorégraphie vocale aussi réglée qu'un concert de Queen.
La Grande escroquerie du Rock' n' Roll n'est ce pas certains groupes de Glam Rock qui fleurissaient au milieu des années 70 ? A quand un chapitre sur ce groupe, dans les encyclopédies du Rock en France ?
En 1963, Lesley Gore sort son premier single "You don't own me" produit par Quincy Jones. Ce slow typique de ce début des années 60 est remis au goût du jour dans le film "Suicide Squad" par Grace... qui porte bien son nom !
Il est dénombré une cinquantaine de reprises de ce titre, j'ai donc fait un choix tout personnel pour vous présenter la chanson.
Pour en finir avec le cinéma je propose un extrait du film "le club des Ex" sorti en 1996, durant lequel Bette Midler, Goldie Haw, Diane Keaton s'éclatent sur le titre.
En français le titre devient "Je ne sais plus", Lesley Gore adapte elle-même son titre, l'année suivante.
Dalida, Jacqueline Boyer, mais aussi Jacques Guerrini le chanteur du groupe Los Brutos au sein duquel sévissait également un certain Aldo Maccione, reprennent aussi ce titre la même année.
En 1966, Valérie Pascale, une chanteuse Belge ... je crois adapte de nouveau le titre qui devient Tu te trompes. Je fais un appel aux lecteurs belges de ce blog pour compléter les infos sur cette chanteuse et pour éventuellement une version de ce titre en meilleur état.
Pour le Québec, Michèle Richard en 1964 chante "Je suis Libre", merci à Pascal pour ce rappel.
Je profite également de l'occasion de rajouter la version de Klaus Nomi que j'ai omise lors de mon premier post, sortie en 1981 la version sort quelque peu de l'ordinaire.
A vous de choisir votre version... et dans le lien de secours quelques autres surprises
En 1980, Dick Rivers sort un nouveau 45 tours portant un titre intemporel de l'argot français : "Vingt-Deux Les V'là". S'il ne figure pas forcément parmi les plus grands tubes populaires du rockeur, ce morceau porté par un bon rythme et surtout reste dans la tête. Nous retrouvons son origine au cours des deux années précédentes.
Tout commence en 1978. Le rockeur américain Walter Egan publie son album Not Shy. Le disque est porté par le tube "Magnet And Steel", mais il contient un trésor caché en clôture de face B : "Hot Summer Night". L'album bénéficie d'une aura particulière car il est produit par Lindsey Buckingham. Avec la complicité de Stevie Nicks (qui assure les chœurs et participe à l'écriture), ils infusent au titre cette magie sonore propre à Fleetwood Mac, juste après le séisme planétaire de l'album Rumours.
Pour être complet, il ne faut pas oublier l'étape intermédiaire. En 1979, le groupe Night, emmené par la voix puissante de Chris Thompson (Manfred Mann’s Earth Band), en fait une reprise musclée. C’est sans doute cette version, plus électrique et taillée pour les radios, qui a fini de convaincre Dick Rivers de s'approprier le morceau.
Le contraste : Là où Egan chante la sensualité nocturne, Rivers apporte une touche plus "rock'n'roll attitude" et un peu plus brute, tout en gardant cette ligne de basse irrésistible qui fait tout le sel du morceau. Walter Egan a écrit cette chanson après avoir été recalé par une fille lors d'une fête, l'adaptation de Dick est radicalement différente.
Attention "Vingt-Deux Les V'là" !