En 1976, la France entière fredonne un air entraînant qui deviendra l'hymne incontestable de Michèle Torr : "Je m'appelle Michèle". La chanson, portée par l'authenticité et la popularité de notre petite Michèle de Provence, devient un véritable hit dans l'Hexagone.
Contrairement à l'image provençale qu'elle véhicule, la chanson trouve ses racines à Los Angeles en 1974. Le titre original s'appelle "Rhinestone Cowboy" et est né sous la plume et la guitare de Larry Weiss. L'histoire prend une dimension mondiale lorsque, en 1975, l'icône de la country Glen Campbell s'empare de la chanson. Sa version monte directement au sommet, devenant numéro 1 aux États-Unis et s'imposant dans les Hits Parade à travers le monde.
C'est là qu'intervient le génie de l'adaptation. Michèle Torr et son équipe ont fait le choix judicieux de ne pas s'encombrer de l'histoire d'un cow-boy étincelant de strass et de paillettes. En rebaptisant et adaptant le texte pour coller à sa propre identité, "Rhinestone Cowboy" est devenu "Je m'appelle Michèle" avec le succès qu'on lui connait.
Une tentative d'adaptation plus littérale, celle de la Canadienne Renée Martel avec "Cow-Girl dorée", a existé au même moment, mais son succès au pays des Caribous reste moins emblématique que la version de Michèle Torr.
Bruce Springsteen, le Boss, s'est même essayé à "Rhinestone Cowboy" en 2019, sans apporter une véritable originalité.
Plus étonnant encore, l'acteur David Hasselhoff a troqué son maillot de bain rouge de sauveteur d'alerte à Malibu pour un costume blanc de crooner. Sa version s'inscrit dans la même veine, et l'on peut admettre que, dans ce cas, son rôle de chanteur éclipse celui de maître nageur !
Allez les Cow-Boys en route pour la Provence ...












