Lio - Hot Love (1986)
En fouillant un peu dans la discographie de Catherine Ferry, j'ai retrouvé cette chanson "j'imagine", sur la pochette était accolé le titre de la version originale : "Falling".
Le 45t de Catherine Ferry est sorti en 1978. L'original est un single qui resta 28 semaines dans les charts américains en 1977. Dans nos contrées, le duo "Leblanc & Carr" est resté dans l'ombre.
Toutefois, j'ai lu une anecdote sur ce groupe : ils devaient prendre l'avion avec le groupe Lynyrd Skynyrd à destination de Baton Rouge, mais ils furent refoulés à l'embarquement. Cet avion n'arrivera jamais à destination.
La réécoute de ce titre nous permet de constater que des chansons se bonifient avec le temps, tant pour l'adaptation que pour l'original. 20 ans plus tard, Olivia Newton-John enregistre en compagnie du groupe Raybon Bros une très belle version de cette chanson.
Pour terminer ma parenthèse avec Catherine Ferry, je vous invite à découvrir les chansons et albums mis à disposition chez TonTon : ICI. Le Doc propose également un 45 t : ICI.
Quelques unes de ses chansons comme "Bonjour Bonjour, Grandis pas..." restent à restaurer, mais je ne doute pas qu'elles feront une apparition chez les blogs amis d'ici peu...
Belle écoute à vous.
En 1976, Billy Joel sort un single de son nouvel album "Turnstiles". Le titre "Say Goodbye to Hollywood" est inspiré par son départ de Los Angeles l'année précédente afin de retrouver New York.
Le rythme de la chanson est inspiré de "Be my Baby". À noter qu'elle ressort en 1981 en version live, c'est cette version qui devient un véritable succès et que l'on retrouve sur la plupart des Best Of. Je vous propose ici la version issue de l'album studio.
En 1979, Catherine Ferry adapte le titre qui devient "Dis Goodbye À Ton Goodboy". Est-ce qu'elle pensait à Daniel Balavoine, son choriste dont elle s'était séparée depuis quelques temps, en chantant ce titre ? Délicieusement rétro, cette version demeure encore à ce jour agréable à (re)découvrir.
Vous pouvez aussi la retrouver sur la jolie compilation des égarés de TonTon ICI.
Et 1 et 2 et 3... Bonne écoute !
Je ne vais pas vous présenter les Bee Gees, mais je souhaite réécouter l'une de leur très belle chanson "I Started a Joke", la voix cristalline de Robin Gibb magnifie la chanson, même si les paroles sont très "Mystiques... ou Fumettes". Bref ne parlant pas anglais, la voix est belle, le reste je m'en fiche un peu !
Barry Gibb avouera plus tard qu'à l'époque, en pleine mouvance psychédélique, ils écrivaient parfois des choses absurdes en se disant que les gens s'amuseraient bien à y chercher un sens caché.
La magie de ce titre a rapidement traversé la Manche. Dès 1969, Patricia s’approprie le morceau sous le titre "Je voulais en rire". C’est une adaptation fidèle à la mélancolie originale (et pour les curieux qui voudraient creuser la discographie de la dame, direction le blog de TonTon !).
Plus surprenant encore, la reprise de Robert Miras, "Une Étoile est Née", parue en 1975. On aurait pu craindre le fiasco, voire la « moumouterie » totale — pour clin d'œil à un blog ami. Après son célèbre "Jésus est né en Provence", j’appréhendais franchement le choc. Et pourtant... force est de constater que son interprétation, sincère, tient la dragée haute aux frères Gibb.
Je ne commence pas une blague ...
En 1977, Jackson Browne décide de capturer l'essence même de la vie de musicien. Plutôt que de s'enfermer en studio, il transforme sa tournée en laboratoire créatif. Son 5ème album s'intitule "Running on Empty". Il est poignant : parfois la fatigue se fait sentir, sur d'autres pistes l'adrénaline et la solitude des "road warriors" ressortent. Mais les filles accompagnent bien sûr les musicos, et l'une d'entre elles se nomme "Rosie".
Enregistrée le 1er septembre 1977 dans la chambre 301 du Holiday Inn d'Edwardsville, dans l'Illinois, elle raconte une histoire bien moins romantique qu'il n'y paraît au premier abord. Malgré la douceur de la mélodie, "Rosie" n'est pas une femme. C'est une référence à "Rosie Palm and her five sisters" (Rosie Paume et ses cinq sœurs), une métaphore argotique pour la masturbation. C’est la chanson ultime sur la solitude sexuelle et affective en tournée. Dans les paroles, Browne chante que la fille est partie avec le technicien car ce dernier "était celui qui tenait les micros". C'est un clin d'œil ironique au pouvoir des techniciens de l'ombre sur la vie sociale des stars.
En 1989, Francis Cabrel sort son album "Sarbacane" en 45t, dont la Face B se nomme "Rosie". Francis nous chante une tranche de vie de cette fille, à la manière de Cabrel. Fort heureusement, il n'a pas gardé dans ses paroles le véritable thème de la chanson originale...
Francis Cabrel rêvait de vivre, étant plus jeune, à Laurel Canyon. À cette époque, les habitués des lieux s'appelaient Joni Mitchell, Neil Young, Jim Morrison (The Doors) ou les membres de Crosby, Stills, Nash & Young et bien sûr Jackson Browne.
Les adaptations de Francis Cabrel sont rares dans sa discographie, mais toujours parfaites.
A vous de juger...